L'étudiant en gynécologie reconnu coupable, en avril dernier, de viol et d'agression sexuelle sur une étudiante par le tribunal correctionnel de Louvain, mais bénéficiant d'une suspension du prononcé, ne pourra pas terminer sa formation à la KU Leuven, a annoncé l'université vendredi à l'issue d'une procédure disciplinaire.
Le jeune homme, qui était suspendu de son assistanat à l'hôpital universitaire depuis le jugement, n'ira pas en appel de cette décision. L'université précise qu'il peut, s'il le souhaite, être candidat pour une autre spécialisation de médecine à partir de l'année académique prochaine (2026-2027).
Les faits pour lesquels il a été reconnu coupable remontent à novembre 2023. L'étudiant a alors rencontré durant une nuit de sortie à Louvain une autre étudiante, qui a fini par rentrer avec lui à son kot. Peu de temps après, la jeune fille a porté plainte. Le jeune homme a tout de suite admis les faits, tout en indiquant que selon lui elle était consentante. Avant de finir au kot du jeune homme, ils avaient tenté de contacter une amie de la jeune fille, chez qui elle devait rester loger, et avaient attendu, en vain, à sa porte. Ils avaient tous deux bu, mais le juge a estimé que la jeune fille, au vu de son état d'ébriété, n'était plus capable, la nuit d es faits, de donner son consentement éclairé à l'acte sexuel. Au vu de la complexité du dossier, de la personnalité du prévenu, de sa prise de conscience... le juge lui a accordé la suspension du prononcé.
L'affaire avait fait grand bruit dans tout le pays, et des étudiants avaient organisé plusieurs manifestations de protestation. Pour certains, il était question de "justice de classe" et d'impunité pour un violeur qui aurait été protégé parce qu'il était un futur gynécologue prometteur. L'étudiant a ainsi fait l'objet d'un déferlement de haine sur internet, où ont rapidement circulé son nom, son adresse, etc.








