Le CD&V plaide pour un accompagnement remboursé après une fausse couche

En Flandre, la nouvelle se trouve en Une du quotidien HLN vendredi, et est reprise par tous les médias: la députée CD&V Nawal Farih, par ailleurs compagne du président du même parti, Sammy Mahdi, parle ouvertement de deux fausses couches qu'elle a vécues en quelques mois. C'est une question de santé publique pour laquelle l'accompagnement pourrait être amélioré, assure la députée, qui avance au nom de son parti un "plan en cinq points" sur la question, inscrit dans une résolution.

On estime qu'en Belgique, une femme sur quatre affrontera un tel épisode au moins une fois dans sa vie. Il faut faire en sorte que les parents aient alors "les soins appropriés, un accompagnement et une reconnaissance", plaide l'élue. Elle pointe plusieurs problèmes, selon elle, comme celui du délai, dans certains hôpitaux, pour que la femme puisse bénéficier d'un curetage, l'une des manières d'éliminer les tissus restants dans l'utérus. "Des femmes doivent, après une fausse couche, continuer pendant parfois plus d'une semaine comme si de rien n'était. C'est très lourd, psychologiquement", indique Nawal Farih. Elle plaide pour des gynécologues en "stand-by" pour ces interventions. 
Le plan du CD&V appelle aussi à l'introduction de sessions remboursées auprès d'un psychologue, pour les couples qui en ont besoin. Il propose un meilleur enregistrement des données, car il n'y a actuellement pas de vision globale des grossesses ou des interruptions de grossesse. Et il introduit l'idée d'un trajet de soins uniforme en cas de (risque de) naissance prématurée.

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