Les femmes enceintes et les nouveau-nés courent un risque majoré de graves complications en cas de maladies infectieuses. La vaccination maternelle constitue une stratégie efficace pour protéger à la fois la mère et l’enfant. En se faisant vacciner pendant la grossesse, la mère développe des anticorps qu’elle transmet à son enfant à travers le placenta et le lait maternel. Il en résulte une immunité passive au cours des premiers mois de la vie.
La coqueluche reste une menace en dépit de la vaccination systématique des nourrissons. Une augmentation du nombre de cas a ainsi de nouveau été constatée récemment en Belgique. Depuis 2013, le Conseil Supérieur de la Santé recommande l’administration du vaccin dTpa (diphtérie, tétanos, coqueluche acellulaire) lors de chaque grossesse, de préférence entre les semaines 24 et 32. Sans danger pour la mère ni pour l’enfant, cette vaccination protège l’enfant contre la coqueluche pendant la période de vulnérabilité des premiers mois de vie.
Le taux de vaccination contre la coqueluche est élevé en Flandre (85%), mais nettement moins à Bruxelles et en Wallonie. Les médecins généralistes jouent un rôle clé à cet égard: en Flandre, ils ont administré plus de 70% de ces vaccins en 2020. La confiance vaccinale pendant la grossesse est une affaire complexe, mais une recommandation explicite des prestataires de soins constitue un important déterminant d’une intention vaccinale élevée chez les femmes enceintes ; une recommandation formelle selon l’approche présomptive s’avère la plus efficace. Une offre systématique des vaccinations recommandées et une communication cohérente sur le sujet peuvent contribuer à améliorer la protection de la mère et de l’enfant.








