Vandenbroucke sensible à l'argument de proximité pour les maternités

Le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) veut davantage prendre en compte la question de la proximité des maternités dans sa réforme du financement des hôpitaux, est-il ressorti d'un débat d'actualité organisé mercredi en commission Santé de la Chambre.

Dans le plan du ministre, le nombre de maternité serait réduit. En 2020, une étude du KCE, le centre d'expertise des soins de santé, affirmait qu'un nombre minimal de 557 accouchements par an était nécessaire afin de réduite les coûts par accouchement et rendre les maternités plus efficaces sans compromettre la qualité des soins.Le KCE prenait également en compte l'accessibilité avec une durée de trajet maximale d'une demi-heure. En suivant ces critères, 17 maternités auraient dû fermer.

Mais cette perspective ne fait pas l'unanimité, y compris au sein de la coalition Vivaldi. La vice-première Groen Petra De Sutter a déjà fait savoir son désaccord. "Davantage de collaboration entre les hôpitaux ? Certainement. Juste fermer des maternités ? Pas forcément", a-t-elle déclaré récemment.

Frank Vandenbroucke dit aussi avoir entendu l'importance du critère de proximité. Il demandera à court terme un avis du Conseil fédéral des Établissements hospitaliers dans lequel sera, d'une part, relevé le nombre minimal d'accouchement (400 par an actuellement) et, d'autre part, pris en compte l'importance de la proximité. Le temps de trajet ne serait plus forcément pris compte, mais plutôt des exceptions géographiques plus souples.

Une exception géographique pourrait par exemple être accordée à une maternité située dans une commune de plus de 20.000 habitants située à plus de 15 kilomètres de la maternité la plus proche. "Je suppose que les conseils seront indicatifs", a déclaré le ministre.

Frank Vandenbroucke a indiqué qu'il s'agissait principalement d'un compromis entre la proximité et l'efficacité du personnel. Cela diffère d'autres dossiers où l'argument de qualité est impératif, tout comme la concentration des soins, par exemple pour les AVC ou la prise en charge de certains cancers rares, a-t-il expliqué.

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